19 déc
Histoire 7, Météo 6 et 7, Aérodynamisme 1
Et, à déguster doucement chez soi :

Les sondes Voyager, ambassadrices de l'humanité dans le cosmos, sont alimentées par des générateurs thermoélectriques à radioisotope (RTG). Ces derniers utilisent la chaleur produite par la désintégration radioactive du plutonium 238 pour générer de l'électricité. Cependant, après 48 ans de bons et loyaux services, la quantité de plutonium restante diminue, entraînant une baisse de puissance d'environ 4 watts par an pour chaque sonde. Cette diminution progressive d'énergie menace la survie des missions.
Afin de préserver l'énergie restante et de prolonger la durée de vie des sondes, la NASA a décidé d'éteindre progressivement certains instruments scientifiques. Fin février 2025, le sous-système de rayons cosmiques de Voyager 1, chargé d'étudier les particules de haute énergie, a été désactivé. Cet instrument avait notamment permis en 2020 de détecter l'accélération des électrons solaires à l'extérieur du système solaire. En mars 2025, ce sera au tour de l'instrument mesurant les particules chargées de basse énergie de Voyager 2 d'être mis hors service.
La longévité exceptionnelle des sondes Voyager n'est pas sans poser de problèmes techniques. La NASA a déjà dû faire face à plusieurs situations critiques.
Malgré les difficultés, la NASA espère maintenir les sondes Voyager opérationnelles jusqu'en 2030.
écrit par : Stéphane Le Méteil, le 18/12/2025